La vie derrière le volant (partie 2)

En cette periode des Fêtes, nous sommes amenés à faire un peu plus de route qu’à l’habitude pour visiter famille et amis. Voici quelques conseils posturaux qui vous aideront à faire du kilométrage supplémentaire sans brimer votre confort.
Article publié dans le journal Ici Maintenant, édition décembre 2015.   Pour lire la première partie, cliquez ici.

Toutes les personnes, incluant les passagers, appelées à passer du temps dans un véhicule sont susceptibles de ressentir des douleurs ou de l’inconfort à un moment ou à un autre.

Qu’est-ce qui cause ces malaises et inconfort?
Plusieurs facteurs peuvent être impliqués :

  • Une mauvaise posture
  • Les vibrations de basses fréquences du véhicule en marche
  • Les vibrations causées par les routes cahoteuses au Québec!
  • Un véhicule non adapté à ses besoins
  • Siège non adapté ou ajusté à sa morphologie
  • L’immobilité
  • Le stress (conduite hivernale, trafic)
  • La vitesse d’accélération et de décélération et le freinage
  • Etc

Malheureusement, nous n’avons pas le contrôle sur certains de ces facteurs telsque le trafic ou les conditions routières. Par chance, vous n’êtes pas à la merci de tous ces éléments.

Quel type de conducteur êtes-vous?
Ici, je ne vous demande pas si du sang de Gilles Villeneuve coule dans vos veines, mais plutôt je vous interroge sur l’utilisation que vous faites de votre voiture.

Venez-vous de déménager en banlieue? Avez-vous accédé à un nouvel emploi de représentant sur la route? Êtes-vous nouvellement parents? Vos trois garçons sont-ils inscrits au hockey pour la saison hivernale? Êtes-vous retraité et faites-vous la route chaque début d’hiver vers le soleil et les plages de Fort Lauderdale? Exercez-vous comme massothérapeute à domicile? Ce sont toutes des situations qui exigent des besoins physiques différents.

La première chose à faire est de vous questionner sur ce dont vous avez besoin en termes de véhicule (outre la couleur et le modèle de l’année). Confort? Facilité de chargement de la valise? Accessibilité des sièges arrière? En vous questionnant sur l’utilisation que vous ferez de votre automobile et sur vos besoins,  vous vous épargnerez déjà quelques soucis.

Comment savoir si mon siège est bien ajusté pour moi?
Bon, que vous achetiez une nouvelle voiture, que possédiez déjà la vôtre ou que plusieurs utilisateurs s’en servent, vous devez savoir de quelle façon ajuster correctement votre siège.

Voici les grandes lignes à respecter :

  • Vous devez pouvoir poussez vos pédales jusqu’au fond avec tout le pied et non uniquement la pointe;
  • Ajustez l’inclinaison de votre dossier afin que votre dos soit appuyé dans sa totalité, soit des hanches aux épaules;
  • Un support lombaire doit épouser et soutenir confortablement la courbure naturelle de votre dos, sans créer d’espace ni de pression. Sinon, un support lombaire amovible peut être un bon investissement;
  • La distance entre le volant et le sternum doit se trouver entre 25 à 30 cm afin d’avoir un angle de 90˚ à 120˚ au niveau des coudes;
  • Le sommet de l’appui-tête correspond au somment de votre tête. Assurez-vous d’avoir une distance de 7 cm et moins entre celui-ci et le derrière de votre tête;
  • Votre regard doit se trouver minimalement à 3 pouces au-dessus du volant tout en laissant suffisamment d’espace pour la tête.

Une position juste au volant et quelques règles de bases
Un siège ajusté est important, mais si vous vous positionné de façon inadéquatement sur votre siège et que vous vous entêtez à faire la route Montréal – Gaspé en une traîte, c’est bien dommage, mais ces ajustements seront non profitables.

Derrière le volant, nous souhaitons tous avoir les épaules détendues. Pour vous aider, placer vos mains de part et d’autre de celui-ci (à 9 h 15) et dirigez vos coudes vers le bas. Le poids de votre tronc doit être réparti également sur les deux fesses surtout si vous conduisez une automobile dotée d’une transmission manuelle. Idéalement, les genoux et les pieds devraient être à la largeur des hanches et la pointe de vos genoux au-dessus du 2e orteil.

Maintenant, respirez! Calmement, lentement et profondément dans le ventre. Profitez du paysage et arrêtez-vous à toutes les deux heures pour vous dégourdir, marcher un peu et faire quelques étirements. La route sera d’autant plus agréable et le homard aussi frais arrivé à destination.